Voici des textes écrits
par Jean Lacroix, qui sont ajoutés au fur et à mesure de l'avancée du travail de
scannerisation, somme toute relativement fastidieux et plus long qu'on ne le croirait. Les
problèmes de copyrights se résolvent aussi avec une certaine temporalité.
Cette rubrique sera donc régulièrement enrichie : vous pouvez la "bookmarker"
(je sais pas si nous possédons un néologisme acadmicly correct, peut être peut on dire signeter
?) pour y revenir plus facilement, ou même, envoyer un mail pour que je vous
prévienne quand des avancées significatives auront été réalisées. Ceci vous
permettra par la même occasion de m'envoyer vos remarques, dont je suis très friand.
Je n'ajoute pour l'instant pas de moteur de recherche ou d'indexation à cette rubrique,
car le faible nombre d'articles qu'elle contient ne le justifie pas.
La priorité n'est pas donnée à l'uvre personnelle de Jean Lacroix, et ce, pour
plusieurs raisons. La première est encore technique, puisque scanner des ouvrages est
plus contraignant que de scanner de petits articles. La seconde est juridique, puisque le
journal le Monde m'a accordé l'autorisation de reproduire les quelques 380 articles
écrits par Jean Lacroix dans ses colonnes entre 1945 et 1980, ce qui n'est pas vrai pour
d'autres revues dans lesquelles il a pu publier. La troisième, et sans doute la plus
importante, tient à la fidélité à la personne qu'il a pu être. En effet, il a
toujours voulu être un Professeur avant tout, et si tous les intellectuels dont il a
rapporté la pensée dans sa chronique du Monde ne partageaient pas ses opinions
personnelles, il était reconnu unanimement pour son talent à rapporter en quelques
colonnes les grands traits de réflexions complexes et touffues, sans dénaturer sinon le
sens profond de la pensée, du moins l'intention intime de l'auteur. Sa correspondance
avec de nombreux inconnus lui témoignant du soutien réel que pouvais leur apporter son
travail du Monde, témoigne de l'impact qu'a pu avoir chronique philosophique sur la
diffusion des idées au sein de la société.
Et cet engagement dans la diffusion de la pensée philosophique renvoie au personnalisme
de Jean Lacroix : Une personne pour exister pleinement doit se réaliser dans l'action,
prendre part au débat social : la pensée n'est pas isolée, n'est pas au dessus du
réel, elle n'est pas un but en soi. Le but ultime est la personne : le personnalisme est
un humanisme.
Cette méthode, choix rédactionnel, consistant à ne pas commenter les oeuvres, ni en
choisir un point essentiel, ou une idée forte, mais à rendre compte le plus fidèlement
possible de la pensée des auteurs peut aussi témoigner de la volonté d'engagement en
accord avec sa philosophie de Jean Lacroix : la personne est Le But, et son
épanouissement passe par le respect, tant de la personne des auteurs, que de la personne
des lecteurs, recevant les divers arguments des intellectuels livré honnêtement comme
dans le dialogue prôné dans Le sens du dialogue.
Voici en quelques mots les raisons qui m'encouragent à publier en priorité sur le web
les textes parus dans le Monde sur les livres des Grands Auteurs français de l'après
guerre.
Pour l'instant, vous pouvez lire :